Le Canada signe la Convention sur les droits des personnes handicapées

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Le Canada signe la Convention sur les droits des personnes handicapées

vendredi 30 mars 2007

Le 30 mars 2007, le Canada a signé la Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées. Ce faisant, le Canada reconnaît le droit d’accès à l’éducation en langue des signes pour les personnes Sourdes.

L’article 24 de la Convention, dans la section sur l’éducation, souligne l’importance de : « faciliter l’apprentissage de la langue des signes et la promotion de l’identité linguistique de la communauté sourde. » Il souligne aussi l’importance de « veiller à ce que les personnes aveugles, sourdes ou sourdes et aveugles – et en particulier les enfants – reçoivent un enseignement dispensé dans la langue et par le biais des modes et moyens de communication qui conviennent le mieux à chacun, et ce, dans des environnements qui optimisent le progrès scolaire et la socialisation. » La Convention délimite la responsabilité qu’ont les autorités de prendre des mesures appropriées pour employer des enseignants, y compris des enseignants handicapés, qui parlent couramment une langue des signes, et le braille, et pour former les professionnels et le personnel qui œuvrent à tous les niveaux du système d’éducation.

Jim Roots, le directeur exécutif de l’Association des Sourds du Canada (l’ASC), était un des invités à la conférence de presse au cours de laquelle le ministre des Affaires extérieures, Peter MacKay, a signé le document symbolique avant la cérémonie officielle de signature à New York. M. Roots a souligné l’extrême importance de ce moment historique pour les Canadiens Sourds.

« La Convention confirme notre droit à l’éducation et à l’information en langue des signes, à l’interprétation en langue des signes, à l’acceptation et à la promotion de la langue des signes, et à la promotion de l’identité linguistique et culturelle de la communauté Sourde, » affirme M. Roots. « De plus, les langues des signes sont définies comme des langues au même titre que les langues parlées. Cela signifie que nous avons le droit à l’éducation en langue des signes, peu importe le type de programme scolaire auquel participent nos enfants, et peu importe la politique du gouvernement provincial. »

Maintenant, la Convention doit être approuvée par les gouvernements provinciaux et territoriaux, pour être ensuite soumise officiellement à la ratification du Parlement. Il faut que les gens fassent savoir à leurs élus provinciaux ou territoriaux (députés, MAL, MNA, etc.) et à leur député fédéral qu’ils doivent appuyer la Convention. Il est important de leur dire que vous voulez que cette Convention soit approuvée !